Deauville, les atouts de son histoire

Du petit village sur le Coteau à la station balnéaire renommée, Deauville a connu une folle ascension. Hôtesse hors normes, elle a su s’adapter, au fil des années, aux évolutions touristiques, en développant des infrastructures d’accueil et de loisirs. Son engagement permanent pour accroître son attractivité, le respect de son environnement, la mise en valeur et la préservation de son patrimoine et son accessibilité par tous les moyens de transport lui confèrent dans le paysage touristique une place de choix. Petite histoire.

Deauville n’est pas encore un nom connu dans le monde entier. Juste un petit village sur le Mont Canisy. L’église Saint-Laurent est son âme première. Le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, homme du monde et financier, dompte l’environnement plutôt hostile, les marais en contrebas sont asséchés. En quatre ans, une station balnéaire idéale se dessine avec villas, hippodrome, port de commerce et ligne de chemin de fer (1860-1864).

Contrariée par les aménagements portuaires et une mémorable tempête, la mer prend ses distances en 1874. 300 mètres de recul et les lais de mer, bande de terre, aujourd’hui terrain de jeu et de loisirs des sportifs et des touristes, surgit. La géographie du site balnéaire prend forme. Deux hommes vont l’habiller, la parer de ses infrastructures prestigieuses. Le Maire, Désiré le Hoc imagine avec l’aide d’Eugène Cornuché, patron du célèbre restaurant parisien « Maxim’s », le casino et les hôtels Normandy (1912) et Royal (1913). La guerre effacée, les Planches nouvellement construites (1923) deviennent une vitrine du tout-Paris. Les nouvelles infrastructures étirent la ville sur de nouveaux terrains. Les offres de divertissements se multiplient. On s’amuse à Deauville en se rendant aux courses hippiques, l’hippodrome de Clairefontaine (1928) complétant son aîné, en régatant sur la Baie de Seine, en pratiquant le golf sur le site du tout nouveau palace, l’hôtel du Golf (1929), ou en se rendant aux meetings aériens du nouvel aéroport (1931).

La seconde guerre passée, la station retrouve rapidement son lustre d’antan. Hôtels, champs de courses, tennis, polo et tir au pigeon affichent complet pour la saison d’été. François André à la tête des établissements des grands hôtels et du casino lance la Coupe d’or de polo (1950), l’un des plus prestigieux tournois dans le monde à ce jour. L’éveil saisonnier de la station prend fin avec le premier Festival du Cinéma Américain (1975). Aujourd’hui, Deauville vit toute l’année au rythme d’une stratégie évènementielle adossée à l’aménagement et à la construction d’infrastructures majeures : piscine d’eau de mer (1966), Port-Deauville (1972), Centre International de Deauville (1992), Pôle OMni’Sports (2009), Pôle International du Cheval Longines Deauville (2010). Le tourisme d’affaires et les grands événements s’ancrent durablement dans la station balnéaire.